La Vallée-de-la-Gatineau vote pour quitter la table régionale
La MRC Vallée-de-la-Gatineau quitte la Conférence des préfets de l’Outaouais (CPO), une table ronde de leaders régionaux qui inclut le maire de Gatineau et les préfets des quatre MRC environnantes. Le conseil des maires de la Vallée-de-la-Gatineau a voté la semaine dernière pour ne pas renouveler l’entente sectorielle, assortie d’une contribution financière de 35 000 $/an, citant un manque de « structure, d’organisation et d’efficacité dans la conduite des réunions ».
« C’est automatique; dès qu’il y a un projet majeur, c’est pour Gatineau », a déclaré la préfète Chantal Lamarche au Droit, affirmant que les priorités de la table ont tendance à pencher vers la ville au détriment des régions rurales.
« Ce n’est pas la faute du maire de Gatineau ni d’aucun conseiller. Cela fait partie de l’ADN de l’Outaouais, et ce, depuis des années », a-t-elle ajouté, affirmant n’avoir aucune animosité envers les autres membres du groupe. Elle a également souligné qu’ils continuaient à travailler avec d’autres juridictions de l’Outaouais par le biais d’ententes comme le Fonds régions et ruralité.
Mme Lamarche a indiqué que sa MRC prévoyait de réinvestir l’argent auparavant dépensé pour la CPO dans un nouveau poste de commissaire industriel.
Le Québec va commencer à tester les dossiers médicaux numériques dans deux juridictions
Le Québec s’apprête à déployer l’expérimentation de ses dossiers médicaux numériques dans le cadre d’un projet pilote dans deux établissements de santé, a rapporté Radio-Canada lundi. Le projet débutera le 9 mai dans des établissements de Montréal et de la Mauricie. L’objectif du projet est de rendre les dossiers des patients accessibles via une plateforme en ligne que les professionnels de la santé pourront consulter à tout moment, qu’ils se trouvent dans un CLSC, un hôpital ou un établissement de soins de longue durée.
« Oui, il pourrait y avoir des pépins. Mais, je vous le dis, il n’y a aucune chance que nous revivions un second SAAQclic. C’est pourquoi j’ai demandé la transparence. Santé Québec effectuera des suivis réguliers, et le public sera tenu informé », a déclaré la première ministre nouvellement élue Christine Fréchette, tentant de prendre ses distances par rapport à la numérisation désastreuse de la Société de l’assurance automobile du Québec, qui a déclenché une enquête publique.
En avril dernier, le ministre de la Cybersécurité et du Numérique d’alors, Gilles Bélanger, a exprimé son inquiétude quant au fait qu’une entreprise américaine, Epic Systems, héberge les données.
Augmentations du salaire minimum
À compter du 1er mai, le salaire minimum au Québec augmente de 50 cents pour atteindre 16,60 $ l’heure.
Selon CBC News, cela place la province au milieu du peloton par rapport au reste du pays. La Colombie-Britannique a le salaire minimum le plus élevé, à 18,25 $, tandis que l’Alberta a le plus bas, à 15 $/heure. Le salaire minimum de l’Ontario voisin est fixé à 17,60 $.
Le ministre du Travail du Québec, Jean Boulet, a déclaré que le gouvernement tentait de concilier les intérêts des différents groupes, tout en ajoutant que le filet de sécurité sociale du Québec est là pour aider les citoyens à faible revenu.
« Nous en faisons assez pour augmenter le pouvoir d’achat des personnes qui reçoivent le salaire minimum et en conformité avec la capacité de payer des petites et moyennes entreprises dans ce contexte économique très difficile », a-t-il dit.




