La province enquête sur une fusillade policière, le commissaire recommande de nouvelles règles de lobbying, le chien de garde de la langue dénonce l’usage excessif de l’anglais par le gouvernement du Québec

Québec lance une enquête sur la police de Longueuil concernant une fusillade mortelle en 2025

Lundi, le ministre de la Sécurité publique du Québec, Ian Lafrenière, a annoncé une enquête visant à déterminer si la police de Longueuil a suivi le protocole approprié après la fusillade policière mortelle d’un adolescent en septembre 2025, a rapporté CBC News.

Nooran Rezayi, 15 ans, n’était pas armé lorsqu’un agent du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) l’a abattu, moins de 10 secondes après avoir garé leur autopatrouille. Le BEI a été avisé une heure et 36 minutes plus tard.

Cette nouvelle enquête survient six mois après que la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, ait demandé à la province d’enquêter sur son chef de police, Patrick Bélanger.

La Ville a rendu publics des courriels du directeur du corps de police de surveillance du Québec, le BEI, qui soulevaient des préoccupations quant au temps qu’il a fallu à la force pour aviser le BEI de la fusillade. Le BEI a terminé son enquête sur l’affaire en mars et a remis son rapport au service des poursuites pénales du Québec. La fusillade a eu lieu au sud de Montréal, dans l’arrondissement de Saint-Hubert, qui se trouve dans la circonscription de M. Lafrenière.

Le chien de garde recommande de nouvelles règles provinciales sur le lobbying

Mardi dernier, le commissaire au lobbying du Québec, Jean-François Routhie, a réclamé une refonte majeure des règles de transparence de la province, soutenant que le système actuel a besoin d’une mise à jour pour détecter et réglementer adéquatement l’influence sur le gouvernement, a rapporté La Presse Canadienne.

M. Routhie a publié un rapport demandant à la province de modifier ses règles afin d’assurer une surveillance plus adéquate des activités de lobbying.

« Dans ce contexte (…) je ne crois pas que mon rôle se limite à attendre le prochain scandale pour souligner les lacunes d’une loi devenue inadéquate », a-t-il déclaré, faisant référence à la récente enquête sur SAAQclic.

Le rapport s’appuie sur le rapport Gallant, l’enquête publique de février 2026 sur le fiasco de SAAQclic, qui a formulé des recommandations pour mettre à jour les règles provinciales sur le lobbying, entre autres suggestions. M. Routhie réclame une divulgation plus rapide des activités de lobbying, en faisant peser une plus grande responsabilité sur les individus et les organisations qui bénéficient du lobbying et en renforçant les outils d’application de la loi.

Pas assez de vérification pour l’anglais du gouvernement

Le commissaire à la langue du Québec a publié deux rapports le 27 mai concluant que le gouvernement n’atteint pas les objectifs de sa réforme linguistique (loi 96) introduite il y a trois ans, a rapporté La Presse Canadienne.

Le rapport souligne que sept sites web gouvernementaux sont disponibles en anglais ainsi qu’en français, un seul exigeant des utilisateurs qu’ils confirment qu’ils sont admissibles à être servis en anglais. Les employés du gouvernement sont tenus d’utiliser le français uniquement, à moins de s’adresser à des citoyens qui peuvent prouver qu’ils appartiennent à un groupe exempté, tels que ceux qui sont admissibles à l’école anglophone, les membres des Premières Nations, ou un immigrant qui a vécu au Québec pendant moins de six mois.