Le syndicat représentant les employés municipaux de Fort-Coulonge a signé sa première convention collective avec la direction de la municipalité le 22 juin. Les sept employés municipaux, à l’exception du directeur général (DG), sont visés par cette convention collective de cinq ans, qui expire en décembre 2029.
Michel Ladouceur, le superviseur des travaux publics de la ville, qui dirige également le syndicat local, a déclaré que l’une des principales raisons pour lesquelles les employés ont décidé de se syndiquer était de stabiliser leurs emplois malgré le roulement des conseils ainsi que des DG.
« Chacun apporte son propre ensemble de règles quand il arrive, et nous ne trouvions pas cela juste pour les travailleurs que les règles changent tous les quatre ans. » Il a dit qu’il connaissait le syndicat de la CSN depuis son expérience dans la construction, et qu’ils avaient aidé les employés dans le processus. Les négociations ont débuté en janvier 2025 avec le conseil précédent.
M. Ladouceur a mentionné que l’un des grands points de discussion concernait la rémunération pour le travail de fin de semaine.
« L’argent n’a jamais été le problème, c’était plutôt les conditions, comme les fins de semaine, des choses comme ça, » a-t-il dit, ajoutant qu’il y a maintenant aussi une allocation pour les employés de garde.
Le maire de Fort-Coulonge, Pierre Cyr, a déclaré que les cols bleus de la ville ont accepté de réduire leurs heures de 40 à 37 par semaine, mais qu’en hiver, ils recevront des heures supplémentaires s’ils travaillent plus de trois heures les fins de semaine.
« [Auparavant, pendant les mois d’hiver], l’horaire des employés devenait variable, deux jours de travail, trois jours de congé, fixe de manière à toujours avoir du personnel les fins de semaine, » a-t-il expliqué. « Ils n’étaient pas disposés à le faire, alors ils ont décidé de proposer de faire moins d’heures, de sorte que l’argent que nous économisons chaque semaine compense les heures supplémentaires que nous devons payer. C’est une bonne entente pour eux, c’est une bonne entente pour nous. »
« Ils ont maintenant des primes pour les fins de semaine, sauf pour les hivers, » a-t-il ajouté. « Ils ont accepté de venir pour les trois premières heures de la fin de semaine, à temps normal. C’est une bonne concession de leur part et cela nous donne de la flexibilité et ils gardent leurs fins de semaine. »
Le personnel recevra des augmentations salariales de 2,5 % par an, bien que deux employés aient reçu des augmentations plus importantes, car il a été déterminé que leurs salaires étaient inférieurs à la moyenne pour leur niveau de responsabilités. Le personnel a également reçu un demi-pour cent rétroactivement pour 2025.
M. Cyr a ajouté qu’il avait des préoccupations concernant les négociations menées par le conseil précédent, et qu’il était revenu sur certains éléments des négociations qui avaient été acceptés avant son élection.
« Nous avons eu pas mal de discussions, et nous avions un conseiller juridique sur ce dossier que je ne voulais pas trop utiliser parce que c’est assez coûteux. Nous avons fini par avoir un médiateur et [ . . . ] nous avons regagné du terrain et je pense que nous avons obtenu une entente décente. »
Il a dit que l’une des choses sur lesquelles il souhaitait un compromis de la part du syndicat était le maintien d’un nombre fixe de personnel.
« L’essentiel était de pouvoir gérer le niveau de personnel de la municipalité, c’était vraiment important pour nous, » a-t-il dit. « Donc, si vous aviez une entente intermunicipale sur les ordures, disons, vous deviez toujours garder les employés, même s’ils ne faisaient plus le travail. »
Il a souligné le travail du DG par intérim Ken Bérubé, qui a été embauché en avril, affirmant qu’il avait été d’une grande aide pour les négociations. Le poste de M. Bérubé n’est pas permanent, car le DG de la municipalité est actuellement en congé de maladie.
« Nous sommes vraiment chanceux d’avoir Ken, il est très expérimenté et sait comment gérer les gens, » a dit M. Cyr. « Il a grandement contribué à ce que nous puissions obtenir une entente avec le syndicat. »
Il a dit qu’après tout ce travail, il était ravi que l’entente soit finalisée.
« Nous avons pu en tirer le meilleur parti pour la [ville], pour les citoyens, car ce sont eux qui paient la facture à la fin de la journée. »
